Bien que certains d'entre vous, fins lettrés, me feront remarquer à juste titre que je m'élève contre des pirates et non des flibustiers (ce que je leur accorderait bien volontiers), je suis tout de même en pétard contre ces abrutis qui passent leurs temps à fout... en l'air le travail des autres par leurs incessantes interventions sur des sites !
Depuis cette après midi je ne peux pas accéder à mon forum favoris, d'où ce billet d'humeur plutôt maussade...
Bon allez zou je retournes à mes textes de droit réformant le CESEDA (pour les adorateurs du dieu abréviatus : Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile).
PS pour les fins lettrés quelques définitions s'imposaient...
FLIBUSTIER n. m. XVIIe siècle. Adapté de l'anglais flibutor, du néerlandais vrijbuiter, proprement « celui qui fait du butin librement », « pillard ».
Aventurier appartenant aux bandes de pirates qui, au XVIIe et au XVIIIe siècle, écumaient les mers des Antilles. L'île de la Tortue était un repaire de flibustiers.
Fig. et fam. Aventurier, filou qui vit de rapines ou d'escroqueries.
CORSAIRE n. m. XVe siècle. Emprunté de l'italien corsaro, dérivé du latin cursus, « cours ».
1. MARINE. Bâtiment qui, en temps de guerre, était armé en course par des particuliers en vertu d'une commission du gouvernement. En apposition. Un bateau corsaire. Le capitaine d'un navire corsaire recevait de son gouvernement une lettre de marque l'autorisant à mener la guerre de course. Par méton. Le capitaine commandant un tel bâtiment. Les corsaires malouins. Surcouf compte parmi les plus célèbres corsaires. Le corsaire ramenait au port un galion chargé d'or. En apposition. Un capitaine corsaire. Au pluriel. L'ensemble de l'équipage d'un tel bâtiment. Les corsaires prirent le navire à l'abordage. Le butin, les prises des corsaires.
Par anal. Durant les deux guerres mondiales, navire armé par la marine militaire allemande, généralement protégé par un habile camouflage, et destiné à l'attaque par surprise des bâtiments de commerce alliés.
Par ext. et abusivt. Pirate. On rachetait les prisonniers tombés aux mains des corsaires barbaresques. Fig., fam. et vieilli. Homme sans scrupule, dur et impitoyable en affaires.
2. MODE. En apposition. Pantalon corsaire, pantalon féminin, très ajusté, s'arrêtant à mi-mollet.
3. JEU DE CROQUET. Joueur dont la boule a terminé le parcours, mais sans avoir touché le piquet final. Le corsaire peut aider ses partenaires et gêner ses adversaires.
PIRATE Provient du mot grec peiratès, pirata en latin, ce qui donne enfin pirate en français.
Les pirates qui sévissaient dans la mer des Caraïbes étaient appelés boucaniers, du nom de la grille sur laquelle ils grillaient les viandes et les poissons lorsqu'ils étaient à terre (le boucan). Les pirates néerlandais étaient appelés « vrij buiters » (vrij signifiant libre et buit signifiant à la fois acquisition, proie et gibier, cette expression signifie donc « pilleur libre »), ce qui donna par déformation flibustier en français et freebooter en anglais. Lorsqu'ils agissaient au profit d'une grande nation européenne, par exemple en coulant les navires d'un pays avec lequel cette nation était en guerre, les pirates avaient le statut, supérieur, de corsaire (en langue arabe moderne, قرصان et en turc, Korsan). ÉCUMEUR, -EUSE n. XIVe siècle, escumeur de mer, « pirate ». Dérivé d'écumer.
Celui, celle qui enlève l'écume. Ne se dit qu'au sens figuré. Écumeur de mer, pirate, flibustier. Écumeur d'affaires, écumeur de Bourse, spéculateur. Fam. et vieilli. Un écumeur de marmite, un écumeur de table, un parasite.



